L’Avis d’après

Discussions avec les diplomé·e·s

2021

Une série de discussions où les diplomé·e·s de l’école vous disent tout sur la vie à la sortie de l’ENSP.

De la recherche à l’enseignement, le commissariat ou la pratique artistique, de l’édition à la commande, ou bien l’éducation culturelle, nos diplômé.e.s poursuivent des carrières dans une multitude de domaines liés aux images depuis presque 40 ans d’existence de l’École.

Découvrons ensemble leurs démarches de l’après école, et explorons la place qu’occupe leur formation à l’ENSP dans leurs choix, les opportunités rencontrées, les certitudes et les déceptions.

Comment y sont-ils/elles arrivé.e.s? Quels échecs pour quelles réussites? Qu’est-ce que leur période de formation à l’ENSP leur a apporté et que serait leur école idéale?
Enfin, comment imaginent-ils/elles l’après d’aujourd’hui?

#1 Marina Gadonneix & Arno Gisinger → janvier 2021

Le 29 janvier 2021, les étudiant·e·s de l’ENSP rencontrent Marina Gadonneix, diplômée en 2002 et Arno Gisinger, diplômé en 1994.

Marina Gadonneix, née en 1977, vit et travaille à Paris et est représentée par la Galerie Christophe Gaillard. Son travail tente d’explorer le passage inattendu d’un territoire rugueux à une image fantasmatique, d’une forme d’évidence du réel à sa construction mentale la plus métaphorique. Il tente de rendre compte de la porosité entre le document et la fiction, la simulation et l’illusion. De fait, il interroge la fabrication de la représentation tout autant que la fabrique de l’imaginaire.

Arno Gisinger est artiste et chercheur. Né en 1964 en Autriche il vit et travaille à Paris depuis 2005. Après avoir poursuivi des études d’histoire et de philologie allemande en Autriche, il sort diplômé de l’École nationale supérieure de la photographie en 1994. Cette double formation l’amène à travailler sur les relations entre mémoire, histoire et représentations photographiques. Au milieu des années 1990 il commence à développer une pratique artistique singulière qui lie photographie et historiographie sous forme d’enquêtes. Plusieurs de ses travaux portent sur l’exil, la guerre, la spoliation ou la Shoah et tentent d’élargir la notion des pratiques dites «documentaires».

#2 Nathalie Giraudeau & Luce Lebart → mars 2021

En mars 2021, rencontrez Nathalie Giraudeau, directrice du Centre photographique d’Île-de-France et Luce Lebart, historienne de la photographie et commissaire d’exposition @Archive of Modern Conflict.

Nathalie Giraudeau, dirige, depuis 2005, le Centre photographique d’Ile-de-France, Centre d’art contemporain d’intérêt national, à Pontault-Combault en Seine-et-Marne. Elle accompagne le travail de recherche et de création des artistes qui utilisent notamment la photographie et l’image en mouvement dans le champ de l’art contemporain.

Commissaire d’exposition, elle assure, de 1994 à 2004, la programmation artistique en photographie et nouvelles images à l’Espace culturel François Mitterrand à Beauvais, où elle initie le festival Les Photaumnales, après avoir initié des projets de commandes, d’actions pédagogiques pour l’association Diaphane.

Elle est diplômée de l’Ecole nationale supérieure de la photographie et de l’Université Jules Verne, Amiens – Maîtrise en Sciences politiques, Licence en Histoire.

Historienne de la photographie et commissaire d’exposition, Luce Lebart a rejoint la collection Archive of Modern Conflict au printemps 2018. Auparavant elle a dirigé l’Institut Canadien de la Photographie du Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa après avoir été directrice des collections de la Société française de photographie à Paris et responsable des fonds figurés aux Archives départementales de l’Hérault.

Elle a écrit plusieurs livres. Parmi les plus récents Inventions 1915-1938 (RVB-Books et CNRS), Gold and Silver (RVB BOOKS, 2018). Elle est aussi l’auteur de photobooks tels Mold is Beautiful (Poursuite, 2015) et Tâches et traces (Diaphane, 2015).

Depuis 2012 elle a été commissaire d’une vingtaine d’expositions de photographies, principalement fondées sur des archives. Co-dirigé avec Marie Robert, son dernier chantier, Une histoire mondiale des femmes photographes (Textuel, Novembre 2020) est un ouvrage collectif regroupant 160 autrices du monde entier.

Elle est diplômée de l’Ecole nationale supérieure de la photographie, de l’Université Paris 8, (master 2 Esthétique et Arts Plastiques) et de l’Université Paris I (master 2 Histoire de l’art)

#3 SMITH & Prune Phi → avril 2021

En avril 2021, les étudiant·e·s de l’ENSP rencontrent les artistes diplômés de L’ENSP, SMITH et Prune Phi.

Photographe, plasticien, metteur en scène et chercheur né en 1985, SMITH explore la pensée et la pratique de la métamorphose : transition de genre, d’ère et d’état, plasticités, hybridations atomiques, mutations biotechnologiques et travail du rêve jalonnent ses propositions depuis dix ans.

SMITH observe aujourd’hui les porosités cosmiques de l’identité humaine, à travers son projet polycéphale et polymorphe « Désidération ». En 2020, il est l’éditeur invité de la revue The Eyes, pour son numéro « Transgalactique : photographie, genre, transition ».

https://linktr.ee/traumsmith

À la suite d’études en Arts Plastiques et d’un Master en Création Artistique, Théorie et Médiation, Prune Phi réalise une résidence d’un an au Birmingham Institute of Art and Design au Royaume-Uni puis intègre l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles dont elle est diplômée en 2018. Prune réalise un travail d’installation fait de photographies, dessins, collages, documents collectés, textes et vidéos. Elle y met en scène et en question les mécanismes de transmission au sein des familles et des communautés.

Elle s’intéresse ainsi aux traits physiques qui persistent, ou au contraire, se diluent d’une génération à l’autre, aux modifications du corps et à ses anomalies. Dans d’autres ensembles, elle recueille et croise les témoignages de plusieurs générations d’immigrés et d’exilés vietnamiens sur la mémoire incertaine de leur histoire commune et la dimension fictionnelle qui s’y attache. Elle tente de révéler, par ces différents travaux, les marques mnésiques qui participent à la construction et l’invention de chacun.

http://www.prunephi.com/