La VAE

L’École nationale supérieure de la photographie s’est engagée dans cette voie d’acquisition de diplôme depuis 2007 en instituant son propre centre d’examen et de validation pour l’obtention du diplôme de l’ENSP, conférant le grade de Master.

Le dispositif de validation des acquis de l’expérience (VAE) permet à toutes personnes de faire valider les acquis de leur expérience professionnelle salariée, non salariée et/ou bénévole en vue de l’acquisition d’un diplôme, d’un titre à finalité professionnelle ou d’un certificat de qualification figurant sur une liste établie par la commission paritaire nationale de l’emploi d’une branche professionnelle, enregistrés dans le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

La VAE constitue ainsi une quatrième voie d’acquisition d’une certification au même titre que les voies scolaire et universitaire, l’apprentissage et la formation professionnelle continue. Elle produit les mêmes effets que les autres modes de contrôle des connaissances, aptitudes et compétences.

Cadre juridique de la VAE

La loi de modernisation sociale n° 2002-73 du 17 janvier 2002 fixe cette procédure.

Le cadre général de la procédure de VAE a été organisé par un décret de portée générale, le décret n° 2002-615 du 26.4.02 (JO du 28.4.02). Ce décret ayant été abrogé le 23 mai 2006 (Décret n° 2006-583 du 23.5.06 (JO du 24.5.06)), ces dispositions sont désormais contenues dans la partie réglementaire du Code de l’éducation (article R335-6 à R335-11).

La mise en œuvre de la VAE dans l’enseignement supérieur est réglée par un décret spécifique et distinct: il s’agit du décret n° 2002-590 du 24 avril 2002. Un nouveau décret n° 2017-1135 du 4 juillet 2017 détermine les règles de calcul de la durée d’exercice des activités en milieu professionnel nécessaires pour l’examen.
Ce décret ne posant que le cadre général, il revient aux organismes validateurs, de préciser la procédure de validation dans l’enseignement supérieur.

Il convient donc de s’adresser directement à l’École nationale supérieure de la photographie pour connaître les règles de validation qui sont appliquées au diplôme qu’elle délivre.

Qui peut entreprendre la VAE ?

Toute personne engagée dans la vie active peut s’engager dans cette démarche au regard de l’expérience acquise dans le champ du diplôme visé. La VAE est ainsi un droit ouvert à tous, sans condition d’âge, de nationalité, de statut, de niveau de formation ou de qualification.

Peuvent être concernés par une VAE :
→ les salarié.e.s (en contrat à durée indéterminée ou déterminée, intérimaires etc.)
→ les non-salarié.e.s, travailleur.euse.s indépendant.e.s, membres des professions libérales, commerçant.e.s, artisan.e.s, exploitant.e.s agricoles
→ les demandeur.euse.s d’emploi, indemnisé.e.s ou pas
→ les bénévoles ayant une expérience associative ou syndicale
→ les agents publics titulaires ou non

Une seule condition est exigée : le/la candidat·e à la VAE doit justifier d’au moins une année d’activités en rapport direct avec la certification visée. Les activités prises en compte peuvent être exercées de façon continue ou discontinue, à temps plein ou partiel.

Il s’agit de valoriser l’ensemble des compétences professionnelles acquises dans l’exercice d’une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu du diplôme, du titre ou du certificat professionnel.

L’exercice bénévole d’une activité correspond à la situation d’une personne qui s’engage librement dans le champ d’une association déclarée ou d’un service public pour mener en direction d’autrui une activité non rémunérée en dehors de son activité professionnelle ou familiale.

En revanche ne seront pas prises en compte dans le calcul de la durée de l’activité considérée pour juger de la recevabilité de la demande, les activités correspondant à la pratique amateur d’un art exercé à titre personnel ou dans un cadre familial.
Enfin, le décret relatif à l’enseignement supérieur n’exclut pas a priori la prise en compte, dans la durée d’expérience requise, les stages et périodes de formation en milieu professionnel effectués pour la préparation d’un diplôme ou d’un titre.

La VAE en 4 étapes

La demande d’obtention du diplôme de l’ENSP par Validation des Acquis de l’Expérience se déroule en quatre étapes selon un calendrier annuel.

L’intégralité de la procédure est à télécharger.

→ PHASE 1 | DÉPÔT DU DOSSIER DE RECEVABILITÉ
Ce dossier est destiné à évaluer la recevabilité administrative de la demande au regard des preuves et justificatifs à fournir pour attester de son expérience en lien avec le diplôme visé.

→ PHASE 2 | ÉLABORATION DU DOSSIER ARTISTIQUE
Une fois passée la première phase de recevabilité, le/la candidat·e devra constituer un dossier d’admission. Ce dossier consiste en un dossier artistique faisant état des engagements et du parcours artistique du/de la candidat.e.

→ PHASE 3 | ENTRETIEN AVEC LE JURY VAE ET DÉLIBÉRATION
Composé d’une majorité d’enseignant·e·s-chercheur·cheuse·s et de professionnel·le·s en activité, spécialistes du domaine dont relèvent les connaissances nécessaires à l’acquisition du diplôme, l’expérience prise en compte est celle acquise dans le cadre d’une activité salariée, non salariée ou bénévole et elle est évaluée en fonction des compétences, aptitudes et connaissances associées démontrées par le/la candidat·e.

→ PHASE 4 | COMPLÉMENT DE FORMATION APRÈS L’OBTENTION PARTIELLE DU DIPLÔME
En cas de validation partielle, la durée de validité des connaissances et compétences acquises est de cinq ans. Le jury émet des prescriptions quant aux capacités restant à acquérir ou à développer par le/la candidat·e.

Tarifs

Les tarifs liés aux droits d’inscription pour la VAE sont confirmés chaque année par la publication d’un arrêté interministériel qui s’applique aux écoles nationales supérieures d’art.

Pour l’année 2019/2020 le montant des droits pour l’inscription à la validation des acquis de l’expérience, applicable à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur relevant du ministère de la culture et de la communication, est de 780 €.

Le candidat s’acquitte d’un montant de 80 € pour l’analyse de recevabilité au moment où il dépose sa demande. Si elle n’est pas déclarée recevable, la somme initialement versée demeure acquise à l’institution.

Si sa candidature est déclarée recevable, le candidat s’acquitte des 700 € complémentaires, couvrant les frais de la procédure (frais de dossiers, assistance méthodologique, coûts administratifs, frais de jury et suivi des prescriptions).

Dans le cas où il serait attesté que le candidat n’est pas en situation de bénéficier d’un financement par un tiers (entreprise, organisme, collectivité territoriale), le chef d’établissement applique un tarif réduit. Le candidat s’acquitte alors de la somme de 80 € lorsqu’il adresse son dossier de demande de validation. Si sa candidature est déclarée recevable, il s’acquitte de la somme de 350 €.

Financement

Une démarche de VAE peut être financée individuellement mais des possibilités de prise en charge financière totale ou partielle existent.

Selon votre statut, vous pouvez mobiliser votre CPF, vous adressez auprès de Pôle Emploi, de l’association Transition pro de votre région ou votre employeur dans le cadre de son plan de développement de compétences.

Il est également possible de solliciter une aide régionale auprès de votre collectivité. À titre d’exemple, la Région Sud propose un Pass VAE afin de contribuer aux frais d’inscription.

Vous trouverez également de plus amples informations à propos de la VAE sur les sites suivants :