MISE EN LUMIÈRE

Annabelle Gentet & Louis Coubes

mai 2026 à juillet 2026

Des photographies d’étudiant·es à venir découvrir à l’ENSP toute l’année.

En partenariat avec le Laboratoire Dupon

Annabelle Gentet

Série La signalétique des pierres

La signalétique des pierres est une mise en forme dans l’espace d’une phrase — « j’ai crié ton
prénom dans la montagne pour savoir s’il résonnait bien » — qu’un de mes défunts m’a dit.
Pour faire vivre cet héritage immatériel, j’ai fragmenté la parole, j’ai peint les mots en rouge (couleur
qui rappelle le balisage en randonnée) sur cinq pierres et je les ai disposées dans plusieurs endroits
en altitude, en France.
La cartographie de ces lieux forme une boucle, comme un cercle de résonance ; elle est référencée
sur une linogravure.

Instagram : @anabellecamilleelisabeth

 

Louis Coubes 

Série Intérieur

Pour cette série de photographies, une petite maison a été construite en carton et en argile. D’abord pensée comme une maquette, puis photographiée, elle bascule vers une forme plus incertaine.
En passant de l’objet à sa représentation, les dimensions ainsi que les volumes de cette maison perdent leur logique pour ouvrir sur une autre dimension : celle de l’imaginaire et de l’intimité.
La photographie permet ainsi de transposer par le regard une manière d’habiter l’espace, moins physique mais plus intérieure.

Instagram : @louiscoubes

 

Ces tirages ont été gracieusement réalisés par notre partenaire DUPON.

Bastien Glacial & Juliette Seguin

De mars à avril 2026 

 

Bastien Glacial

Série 1450 verticaux

Dénivelé de 1450 mètres sur l’itinéraire qui relie le panorama du Lys au village. Du vol erratique des oiseaux au calme stoïque d’un cheval solitaire, jusqu’aux pics dominants la mer de nuages. Une fenêtre sur un monde suspendu, une errance.

@bastien_glc

 

Juliette Seguin 

Série Ervithing in the right place

Images issues d’une édition éponyme. Il s’agit d’une errance à la recherche de preuves d’existence.

@gastilone

 

Photographie d’installation de Bastien Glacial

Guillaume Fustec & Adrien Limousin

Décembre 2025 à février 2026

 

Guillaume Fustec 

Série Objets transitionnels

1. Objet transitionnel n° 5 — Camargue
2. Objet transitionnel n° 82 — Gori
3. Objet transitionnel n° 47 — Camino del Rey

La série Objets transitionnels utilise la photographie comme un moyen de mise à distance du réel. En isolant des fragments de matière, surfaces oxydées, tissus abîmés, objets en décomposition, textures altérées, le sujet mis en scène y devient une représentation ; le réel et ses transformations en étant rejoués devient un espace intermédiaire plus supportable.

Ces images sont recouvertes, projetées, détruites, collées, recomposées. Chaque image résulte
ainsi d’une suite de manipulations qui brouillent leurs statuts. Pensée pour saturer l’espace, la série
se construit par accumulations, variations et répétitions.

@g.fustec
www.fustec.fr

 

Adrien Limousin

Série Lorem Ipsum

Dans notre économie des images, il y a des espaces, conçus et délimités pour accueillir ces
dernières. En saisissant ces images sans visuels, ces non-images, leur nature nous apparaît plus
évidente, tout comme leur ritualisation et leur sacralisation. Ces contenants sans contenus sont
comme une réponse à l’inflation visuelle et à notre système de croyance aveuglée envers les
images.

Comme le Lorem Ipsum – titre de ce projet en cours – ce texte sans langage, ce non-texte, renvoie à
cette notion de réceptacles, et à l’espace laissé libre comme espace de projection.

@adrien.jpeg

 

Photographie d’installation d’Adrien Limousin

Audrey Borja & Loïsà Gatto

Octobre 2025 à décembre 2025

 

AUDREY BORJA 

Série Jan d’Arle

Dans l’ancien temps, en Camargue, on personnifiait le vent ; il portait le nom de Jan d’Arle.
Dans mon projet Jan d’Arle, j’explore le thème du vent en Camargue, plus précisément dans le delta
du Rhône. Frappée par l’omniprésence du vent dans cette région, j’ai cherché à le représenter à
travers la photographie.

J’ai donc créé un personnage qui incarne le vent, vêtu d’un costume qui vient le traduire, rendant ainsi le vent visible à travers un médium qui ne le permettait pas. Ce personnage évolue dans le paysage camarguais, que je capture à travers des séquences photographiques qui décomposent son mouvement. Mon approche mêle réalité et fiction, créant une sorte d’archive du vent et explorant la notion d’artefact. Je suis aussi allée fouiller dans les archives locales liées au vent et j’ai questionné un habitant de la région que je connais bien, Jean. Jan d’Arle est une exploration multidimensionnelle du vent, mêlant photographie, installation, performance et réflexion sur le paysage et la culture locale.

@audreybrja

 

LOÏSÀ GATTO

Série La reproduction des grenouilles

Johanna n’est jamais montée à l’arbre, elle n’arrive pas à atteindre la première branche qui est trop haute. Rada la pousse et la soulève. Elle parvient à l’attraper mais n’a pas la force de se hisser jusqu’à la suivante. Elle glisse le long du tronc, érafle ses mains et son pantalon. Rada lui crie des choses, la soulève encore. Nous restons là à la regarder. Ses pieds et ses genoux rebondissent sur l’écorce qui s’arrache par petits morceaux. Puis elle passe la première branche et disparaît dans les aiguilles du sequoia. Je ne vois plus que le dessous de ses chaussures en me tordant le cou.

Rada, Vyara, Johanna et Eva sont dans un jardin, scrutant les abords d’une petite mare. Elles se tiennent dans la pénombre, en pleine possession de leur temps – de leurs journées, de leurs nuits – et naviguent dans un espace onirique.

Dans cette circulation des regards, le.a spectateur.ice est invité.e à adopter la vision interne des protagonistes, et par là-même, à se placer ellui aussi dans une posture d’observation.

 

Photographie d’installation de Loïsà Gatto