Enrique Ramírez. Jardins Migratoires

4 juillet › 29 août 2021

Inaugurés en 2019, les nouveaux locaux de l’École nationale supérieure de la photographie à Arles sont aussi le lieu de création de projets d’expositions dans le cadre d’activités pédagogiques menées, notamment, par des artistes en résidence.
En 2020, l’École d’Arles a accueilli Enrique Ramírez, né en 1979 à Santiago de Chile, connu pour son travail sensible et captivant, dont les installations brouillent les limites entre la vidéo, la photographie, les objets, les textes et la musique.

L’exposition Enrique Ramírez. Jardins Migratoires, organisée et produite par l’ENSP, se tiendra du 4 juillet au 29 août 2021 et s’inscrit dans la programmation du 52e festival des Rencontres d’Arles.

Dans l’ensemble du travail d’Enrique Ramírez, la mer est le lieu de l’instabilité par excellence : un territoire mémoriel en perpétuel mouvement, un espace de projections narratives où s’entrecroisent le destin du Chili
et les grands récits de l’histoire liés aux voyages,
aux conquêtes et aux flux migratoires. Ayant grandi, sous la dictature d’Augusto Pinochet, l’artiste ne cesse d’évoquer ce vécu personnel et collectif à la fois, comme dans ses films Brisas (2009) et Los Durmientes (2014).

La sélection d’œuvres présentées au sein de l’exposition Enrique RamÍrez. Jardins Migratoires s’enrichit d’une nouvelle pièce éponyme, coproduite et coréalisée avec l’artiste et sept étudiantes et étudiants de l’école. Cette œuvre est le résultat d’un travail de réécriture poétique à partir d’un échange épistolaire entretenu par les étudiantes et étudiants auprès d’une centaine d’habitants d’Arles, en novembre 2020, au cours du second confinement.

Les questions étaient : Quel est votre souvenir le plus lointain ? Que demanderiez-vous à la mémoire ? Quel est le premier lieu que vous voyez lorsque vous fermez les yeux ? Quelles sont les images que vous aimeriez faire exister ? Quelle est l’image qui vous évoque un sentiment de joie ?

En empruntant des mots écrits et des images convoquées dans plusieurs réponses reçues, Jardins Migratoires prend la forme d’une reconstitution visuelle et narrative, à la fois poétique et politique, à propos des espaces imaginaires, qui habitent la mémoire, le désir et le vécu.

Cette exposition est accessible sur entrée libre, 
du 4 juillet au 29 août, 
de 10h à 19h30

 

Commissariat, production et coordination
Charlotte Arthaud, Estelle Blenet, Mariano Bocanegra, Léonard Contramestre, Jingyu Cao, Elena Corradi, Marta Gili, Franck Hirsch, Thomas Pendeliau, Enrique Ramírez, Olivier Vernhes, Juliette Vignon

Exposition organisée et produite par
l’École nationale supérieure de la photographie,
dans le cadre de la 52e édition des Rencontres d’Arles.
Cette exposition a été réalisée avec le soutien d’AON.

Le Catalogue sera co-édité en 2022,
par la Galerie de l’UQAM (Montréal) et l’ENSP

Enrique Ramírez

Enrique Ramírez est né en 1979 à Santiago du Chili.
Vit et travaille à Paris (France) et Santiago (Chili).
Il a étudié la musique populaire et le cinéma au Chili avant de rejoindre en 2007 le Studio National des Arts Contemporains-Le Fresnoy (Tourcoing, France).

En 2013, il a remporté le prix des Amis du Palais de Tokyo, Paris, France.
En 2020 il est nommé au Prix Marcel Duchamp.
Il a notamment exposé au au Palais de Tokyo, au Centre Pompidou, Paris ; Museo Amparo, Puebla, Mexique; Musée de la mémoire et des droits de l’homme, Santiago, Chili; Centre Culturel MATTA, Argentine, Buenos Aires
et au Grand Café à Saint-Nazaire.

En 2017, il est invité par Christine Macel à participer à
l’exposition Viva Arte Viva de la 57ème exposition internationale de la Biennale di Venezia.

Son travail combine la vidéo, la photographie, les installations et les récits poétiques. Enrique Ramírez aime les histoires à tiroirs, les fictions chevauchant les pays et les époques, les mirages entre songe et réalité.
L’œuvre de cet artiste chilien se concentre sur la forme vidéographique et les installations : c’est souvent par
l’image et le son qu’il construit ses intrigues foisonnantes et s’insinue en équilibre entre le poétique et le politique.
Ses images disent le miroitement d’une vérité
toujours fuyante, le ressac de l’Histoire, toujours la même, jamais pareille.

L’artiste est représenté par la galerie Michel Rein (Paris / Bruxelles) et par la galerie Die Ecke (Santiago).