L’AVIS D’APRÈS
Annabelle Amoros & Pauline Julier
Une série de discussions où les diplômé·es de l’école vous disent tout sur la vie à la sortie de l’ENSP.
Soutenue par la Fondation d’entreprise Neuflize OBC
Annabelle Amoros est une réalisatrice formée à l’École Supérieure d’Art de Lorraine (2012), à l’École Supérieure de la Photographie d’Arles (2014) et au Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains (2018). Elle a d’abord réalisé des courts métrages d’école, tels que Welcome to My World (2013), La maison des Lilas (2016), Area 51, Nevada, USA, (2017), diffusés dans de nombreux festivals en France et à l’étranger.
Ses productions ont a trait à l’art vidéo, au cinéma et à la photographie. Pour chacune d’entre elles, à l’instar de l’anthropologue, elle s’immerge durant plusieurs semaines, plusieurs mois, voire plusieurs années dans la vie des personnages peuplant ses films. Cette démarche lui permet de mieux cerner ses problématiques – sociales et sociétales -, d’analyser des situations et d’avoir une meilleure compréhension du lieu qu’elle filme et des actions qui s’y passent.
Ses plans, généralement fixes, voisinent avec la photographie. Ils sont la plupart du temps captés au crépuscule, offrant ainsi d’accentuer la magie, l’onirisme, le mystère, parfois l’angoisse, et la théâtralisation des espaces et des êtres.
Depuis 2018, elle collabore avec Clarisse Tupin chez Paraíso Production, avec laquelle elle réalise Churchill, Polar Bear Town qui remporte de nombreux prix en festival – Mention Spéciale à Clermont-Ferrand, Prix du Jury Jeune à Visions du Réel, Mention Spéciale à IndieLisboa – et est nommé au César du Meilleur Court Métrage documentaire en 2023.
En 2023, elle termine Tornades, qui constituera, avec Churchill, Polar Bear Town et Our Land of Enchantement, son prochain court métrage prévu pour 2026, une trilogie nord-américaine sur notre société de l’image, du divertissement, imprégnée de fascination, d’absurde et parfois d’ennui.
Par ailleurs, certaines de ses œuvres ont intégré les collections du FRAC Alsace (Séléstat) et du MAMCS – Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg. Elles ont également été exposées dans plusieurs centres d’art tels que, le FRAC Grand Large (Dunkerque), le FRAC Champagne-Ardennes (Reims), le Musée de la Chasse et de la Nature (Paris) ou encore le Musée de l’Histoire de l’Immigration (Paris).
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Pauline Julier est artiste et cinéaste. Elle explore les liens que l’être humain créé avec son environnement à travers des récits, des rituels, des savoirs et des images. Ses films et installations sont composés d’éléments d’origines diverses (documentaires, théoriques, fictionnels) pour restituer la complexité de nos rapports au monde.
Ses œuvres ont été présentées dans de grands centres d’art contemporain, institutions et festivals à travers le monde, notamment au Centre Pompidou (Paris), à l’IAC (Villeurbanne), à Loop (Barcelone), à Visions du Réel (Nyon), au Wiels (Bruxelles), au Centre d’Art Contemporain (Genève), au ZKM (Karlsruhe), au Tokyo Wonder Site, au Museum of Modern Art (Tanzanie), au Palazzo Grassi (Venise), ainsi qu’à New York, Madrid, Berlin, Zagreb, à la Cinémathèque du TIFF (Toronto) et au musée Pera (Istanbul). Lauréate à deux reprises du Prix d’art fédéral suisse (2010, 2021) et de la bourse « Mondes Nouveaux » du ministère français de la Culture (2022), son exposition personnelle Naturalis Historia a effectué une tournée internationale après son inauguration au Centre culturel suisse à Paris en 2017. Après une exposition personnelle majeure à l’Aargauer Kunsthaus (Suisse) en 2024 et une autre au Centre international d’Art et du Paysage de l’île de Vassivière (France) en 2025, elle achève actuellement son premier long métrage de fiction, Les Indes, dont la sortie est prévue à l’été 2026.
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De la recherche à l’enseignement, le commissariat ou la pratique artistique, de l’édition à la commande, ou bien l’éducation culturelle, nos diplômé.e.s poursuivent des carrières dans une multitude de domaines liés aux images depuis presque 40 ans d’existence de l’École.
Découvrons ensemble leurs démarches de l’après école, et explorons la place qu’occupe leur formation à l’ENSP dans leurs choix, les opportunités rencontrées, les certitudes et les déceptions.
Comment y sont-ils/elles arrivé.e.s? Quels échecs pour quelles réussites? Qu’est-ce que leur période de formation à l’ENSP leur a apporté et que serait leur école idéale?
Enfin, comment imaginent-ils/elles l’après d’aujourd’hui?
Annabelle Amoros & Pauline Julier