États des lieux
Les félicité·es 2025 de l’ENSP
L’exposition «États des lieux» propose de découvrir les travaux réalisés par les félicité·es 2025 de l’ENSP à l’Institute for Contemporary Art (ICA) en Arménie.
Dans le cadre du mois de la Francophonie en Arménie, l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) se joint au Centre d’Art Contemporain (ICA) de Yerevan pour présenter, avec le soutien de l’Institut français, les travaux de ses Félicité·es 2025.
Créée en 1982 à Arles, l’ENSP est la seule école d’art nationale en France entièrement dédiée à la photographie. En trois années de master, elle forme ses étudiants aux techniques, à l’histoire et aux théories de l’image. L’ENSP récompense désormais ses meilleur·es étudiant·es par une exposition annuelle ; ce sont ainsi les œuvres de huit jeunes artistes, ayant obtenu en 2025 les félicitations du jury pour leur diplôme, que le centre d’art accueille pendant un mois.
Sous l’intitulé États des lieux, l’exposition met en lumière l’intérêt prédominant de ces huit jeunes diplômé·es pour des sites, des territoires, des localités dont ils sondent, avec acuité, les caractéristiques et les particularités. Dans la langue française un « état des lieux » est un document qui dresse l’inventaire comparatif des biens d’une habitation. Le titre s’entend ici davantage d’un point de vue physique, interrogeant la situation et les conditions qui définissent des espaces réels ou virtuels. Il peut aussi s’appréhender sous l’angle plus politique, culturel et territorial des règles qui régissent ces lieux de manière visible ou invisible.
Les artistes sont Calista BIZZARI MALOU, Rifat GÖBELEZ, Mathis CLODIC, Yan LEANDRI, Grégoire LAUDE, Samuel VORMS, Eliot STEIN et Zoélie ROLLAND.
Commissariat de l’exposition par Véronique Souben, directrice de l’ENSP.
Vernissage le 03 avril 2026, à 19h
à l’Institute for Contemporary Art (ICA), 47 Avet Avetisyan St, Yerevan, Arménie.
Cette exposition est soutenue par le Ministère de la culture, l’Institut français et Centre d’Art Contemporain (ICA) de Yerevan.
Calista BIZZARI MALOU à travers son film consacré à la fabrication de fromage, révèle en filigrane les conditions vétustes, mais choisies par la protagoniste Martha, de cet environnement rural des Pyrénées.
De même pour Rifat GÖBELEZ qui, focalisé sur la ville d’Antioche en Turquie, cherche – tel un archéologue – à faire cohabiter dans ses photographies prises à chambre noire, les ruines antiques et les éboulements issus de séismes qui régulièrement secouent la ville.
Mathis CLODIC nous convie, a contrario, dans la réalité virtuelle des paysages aujourd’hui désertés du fameux jeu vidéo « Call of duty », dont il interroge la portée romantique en confrontant ses éléments de décors et ses avatars aux techniques photographiques anciennes.
De son côté, Yan LEANDRI nous transporte dans le village de Granaccia en Corse, dont il explore, avec philosophie et poésie, les traces de résistance laissées par des groupes occultes.
Usant d’une autre forme de résistance, Grégoire LAUDE nous détourne de l’image en proposant une navigation performative en circuit court, sur un canal traversant la zone commerciale d’Arles.
Samuel VORMS s’intéresse de près aux hauts lieux de la science dont il scrute les complexités mais aussi les aspects ludiques et sensoriels, analysant le rapport des scientifiques à la représentation.
Les photographies grand format d’Eliot STEIN dévoilent, quant à elles, des lieux usés, sans qualité, délaissés tels des vestiges qui lui évoquent un musée du monde moderne baptisé « Sunburn museum ».
Dans une démarche similaire, les films de Zoélie ROLLAND documentent les programmes d’habitation vides et inachevés dont elle fait ressortir le caractère « inopérant, impraticable, inactif » qui hélas investit nos quotidiens.
Le communiqué de presse à télécharger ici
© Mathis CLODIC
© Samuel VORMS
© Rifat GÖBELEZ
© Eliot STEIN
© Calista BIZZARI MALOU