QUINZE ÉTÉS RELIEFS

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QUINZE ÉTÉS RELIEFS

À l’initiative de la Région Sud, dans le cadre d’un partenariat Régie culturelle régionale et École nationale supérieure de la photographie, des étudiants ont, durant 15 années et pendant les mois d’été, photographié les très nombreux festivals mais également les paysages de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur afin d’illustrer le guide régional des festivals de l’été «Terre de Festivals».

Souhaitant valoriser ce fonds exceptionnel à la fois par son volume, sa qualité et sa constitution par le biais de la commande publique, la Régie culturelle régionale, dans une perspective de soutien à la jeune création contemporaine, a confié à de jeunes artistes, eux-mêmes diplômés de l’ENSP Sasha Ertel, Apolline Lamoril et Iris Winckler – l’organisation de trois expositions, se plaçant en tremplin pour la photographie en offrant à la fois espace de création et visibilité.

 

QUINZE ÉTÉS Reliefs est le dernier volet de ces trois expositions, présenté du 3 octobre au 15 novembre 2019 à l’Hôtel de région de Marseille.
Le paysage est omniprésent dans les photographies du fonds de Terre de Festivals. Les jeunes artistes qui ont sillonné la région et photographié ses montagnes, rivières, lacs, calanques et villages, ont ainsi témoigné de l’évolution des paysages sur quinze années.
Reliefs s’intéresse à ces précieux instantanés – à la fois documentaires et poétiques – témoins de la topographie et des atmosphères du sud au début de notre siècle.
Cette troisième et dernière exposition propose un voyage dans ces décors sauvages et familiers. Si l’on reconnaît parfois le lieu, il rappelle souvent un autre, mais l’on remarquera toujours les thèmes qui reviennent comme un refrain. Ces motifs répétés forment l’identité de ce territoire méditerranéen, qu’il s’agisse d’un cyprès, d’une plage ou d’une lumière particulière.

QUINZE ÉTÉS Reliefs se dévoile en deux parties, la première s’amuse à classer les motifs retrouvés d’une année sur l’autre, comme un atlas ou un catalogue d’archives visuelles. Les typologies semblent strictes, mais l’autorité échoue le plus souvent, nous rappelant que le regards des artistes, à l’image de ce territoire, n’est jamais figé.
Pour finir, les photographies monumentales traversées de lumière rendent grâce à ce territoire, telle une invitation à la contemplation de ces fresques.

QUINZE ÉTÉS Au sud fut le deuxième volet, présentée à la Galerie Arena de l’ENSP du 1er juillet au 31 août 2019.
La commande passée, pendant les deux mois d’été, les jeunes photographes ont documenté la vie culturelle de la région Sud, parcourant ses paysages variés pour se rendre aux nombreux festivals, spectacles et évènements de la saison. Il s’agissait à la fois de constituer une iconographie pérenne du territoire, mais aussi des activités estivales et évènements éphémères de la région, tout en proposant à des étudiants de se confronter à l’exercice de la commande publique photographique.
En y répondant, 34 photographes en ont fait l’expérience sensible : entre les séances de prises de vue de spectacle, dans les moments de pause ou sur la route, chacun a laissé libre cours à son regard. De ces à-côtés de la commande se dessine un portrait de l’été, des vacances et ses nuits de fêtes, des journées de baignade, de jeux, d’insouciance et de légèreté.
QUINZE ÉTÉS Au sud, c’est un carnet de voyage hétéroclite qui réunit les sensibilités des générations de jeunes artistes qui se sont succédés à la tâche, liés par un territoire traversé au rythme lent de l’été. Ainsi présentées, les photographies dressent ensemble une vision commune des souvenirs de vacances, fragments familiers de la pause estivale.

Avant cela, QUINZE ÉTÉS Nocturne fut le premier volet, présenté au Parvis à Avignon du 28 mai au 12 juin 2019.
Le soir, lors des veillées, c’est le moment où l’on raconte les histoires et les souvenirs.
« Nocturne » évoque ces moments rituels, mais aussi le temps du spectacle, qui lors des festivals d’été de plein air commence au moment où le soleil décline. Une atmosphère particulière déborde alors de la scène, baignant les alentours et le public d’une lumière étrange, attirant l’attention des spectateurs tels des papillons de nuit devant un grand feu.
« Nocturne » c’est aussi la nuit et son univers parallèle, ses formes incertaines qui transforment notre perception du monde : un nuage ressemble à un ovni, les faisceaux lumineux sont des apparitions, il y a l’heure bleue et ses trompe-l’œil, la querelle de l’ombre et de la lumière, le public dont le regard semble captif de la scène.
Les images de représentations se mêlent à celles de leurs publics, les photographies de paysages à celles des décors. Les frontières se troublent : qui sont les acteurs, qui sont les spectateurs ? Où est l’artifice, où est l’authentique ? Sous l’emprise du spectacle, à l’image des comédiens, le réel se déguise et se prend au jeu.

Expositions réalisées par la Régie culturelle régionale pour le compte de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur en partenariat avec l’École nationale supérieure de la photographie, le FRAC PACA et le Centre Photographique Marseille.

By |2019-10-23T19:57:53+00:00juin 21st, 2019|ENSP, Expositions|Commentaires fermés sur QUINZE ÉTÉS RELIEFS