ENSP_Usagedutemps

 

17h | Conférence de Julien de Kerviler
18h | Vernissage-restitution du Projet Usage du temps

 

Initié en 2016 « L’Usage du temps » est un projet de recherche sur l’emploi qui est fait du temps, notamment par les artistes de différentes disciplines.
Ce 12 avril marquera la première présentation des recherches, sous la forme d’une exposition dans les murs de la galerie Arena. Elle présente un premier état des recherches selon un dispositif déterminé: un cabinet de lecture comportant un poster, une œuvre et l’ensemble des recherches réunies dans trois classeurs.

Le vernissage de l’exposition sera précédé d’une conférence, à l’auditorium de l’ENSP, par l’écrivain Julien de Kerviler, sur le travail de Michel Butor et notamment son roman « L’emploi du temps ».

« L’Emploi du temps, c’est l’emploi par l’écriture de tous les temps qui décrivent nos égarements et nos trajectoires, la reconstitution forcément exponentielle de nos expéditions dans l’espace et dans le temps. Par conséquent, c’est une interrogation sur les pouvoirs et sur les limites du langage, qui ajoute une réalité supplémentaire à la réalité de nos solitudes et de nos souvenirs : la réalité elle-même de notre remémoration comme bulle spéculative qui explosera en oracle. Car l’interprétation de nos actes éloigne chaque jour davantage la cohérence et la cohésion de la vérité et devient l’intervalle psychique à l’intérieur duquel nous devenons quelqu’un d’autre, un singulier emploi de nous-même par lequel nous prononçons une autre vérité, à mi-chemin du passé et du présent, à mi-chemin de la trace et de la folie. Le roman pense l’écart entre l’espace et la pensée, dépense l’écart entre la vérité et l’analyse, mais il vaudrait mieux parler de la pénombre et des vagues, maintenant il vaudrait mieux parler des vagues la nuit qui recouvrent les pages. »

Julien de Kerviler est né en 1977. Il a enseigné pendant sept ans dans des universités chinoises, et publié deux romans aux Éditions de l’Ampoule. Désormais, il enseigne le français au lycée.