UNE ATTENTION PARTICULIÈRE 2019

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UNE ATTENTION PARTICULIÈRE 2019

Reflétant la collaboration entre les Rencontres d’Arles et l’Ecole nationale supérieure de la photographie et leur soutien à la jeune création photographique, le festival offre depuis plusieurs années la possibilité aux diplômés d’exposer au sein de la programmation officielle. Cette année le jury, présidé par Sam Stourdzé, a porté son attention sur les propositions de Théa Guéniot, Timothée Pugeault, Louise Mutrel et Gaël Sillère, qui dans un style et une approche propre à chacun, font écho à l’édition 2019 du festival.

Exposition produite par l’ENSP
et présentée du 1er juillet au 22 septembre 2019, 
de 10h à 19h30, à la Mécanique générale

THÉA GUÉNIOT

Théa Guéniot a construit son regard de photographe en Polynésie Française où elle a passé son enfance. Nourrie aux couleurs, aux formes, aux ombres et la lumière de «là-bas», elle nous propose de repenser l’ailleurs, sa possibilité, son existence. Comment caractériser un lieu de lointain? Elle associe ainsi des portraits de ses proches polynésiens à des paysages de mer d’ici, et s’inscrivant ainsi dans la séquence À la lisière avec poésie et sensibilité, elle cherche dans toutes les anfractuosités du réel ce quelque chose d’à la fois émerveillé et inquiétant, qui  la renvoie sur les traces de son passé.

TIMOTHÉE PUGEAULT

De l’évasion fiscale à la guerre des drones, Timothée Pugeault s’engage, sous forme d’investigation, à questionner de manière représentationnelle des sujets à caractère politique, dans tout ce que cela peut comprendre de paradoxal, d’ambigu, voire même d’impossible. Son  travail s’appréhende sous forme d’installation dont l’articulation des éléments – aux matériaux divers – permettent la mise en place d’une narration ouverte à l’interprétation, voire même aux élucubrations, revenant questionner le statut politique ou historique de certains événements, et fait écho à la séquence Les plateformes du visible.

GAËL SILLÈRE

Pour cette exposition Gaël Sillère propose de mettre en scène une galerie d’objets et de personnages, qui se suivent sans se rencontrer.  Des objets, aux teintes plastique, délaissés, détournés, deviennent les accessoires de personnages, bien réels, tendres et singuliers. Ces juxtapositions faussement naïves et spontanées dessinent une fiction inattendue, au décalage et au work in progress assumés. Oscillant entre l’humour et le trouble, cette série sème une inquiétude indicible qui amorce une réflexion sur notre société de consommation bien plus complexe qu’elle n’y paraît.

LOUISE MUTREL

Louise Mutrel a d’abord réalisé cette série photographique à Tokyo, avec la volonté de retrouver une expérience sensorielle de la ville. Mais l’aspect déceptif de ces prises de vues, initialement faites au flash, l’a amenée à retravailler les images dans le désir de «recouvrer» la vue, celle révélée par les lumières hypnotiques de la ville, qui donnaient aux scènes de rue une forme d’inquiétante étrangeté. Ce travail, présenté sous forme d’édition, en écho à la séquence Construire l’Image,  apparaît comme une tentative de remémoration et de retranscription, une projection mentale qui se joue à la frontière entre réalité et fiction, d’un univers doublement fantasmé, qui échappe, encore, et se cristallise dans un imaginaire hallucinatoire et impermanent.

By |2019-07-15T15:31:54+00:00juillet 15th, 2019|ENSP, Hors les murs 2019|Commentaires fermés sur UNE ATTENTION PARTICULIÈRE 2019