Dans l'installation que je propose, il s'agit de rejouer l'expérience de l'IRM. Cette expérience me semble avant tout une question d'espace et de son. C'est un lieu étroit, où le son peut apparaître comme intrusif, à l'image de la captation qui est réalisé un peu malgré soi par la machine. En effet, le malgré soi me paraît un point intéressant de l'IRM, car le patient n'a pas toujours les bonnes perceptions pour comprendre ce qui est opéré sur lui. L'image obtenue peut aussi sembler lui échapper, surtout quand il s'agit du cerveau, dans la mesure où il pourrait avoir l'inquiétude de ce que le médecin pourrait y trouver d'intime.

La réalisation de prise de son d’IRM avec le LIB de la Pitié Salpêtrière, permet ainsi de proposer un montage pensé de manière à accentuer cet effet inquiétant, et de manière à jouer avec nos perceptions temporelles ainsi qu'avec le contact humain que l'on redoute de perdre derrière la machine. De plus, le son est un matériau intéressant car il peut créer, suggérer de l'image à l’intérieur de l'esprit du patient/spectateur, qui est finalement plus fort en terme d'expérience que l'image redoutée du cerveau produite par la machine.

Cette installation sous forme d'une cabine circulaire semble alors pouvoir, dans le contexte de l'exposition, rejouer cet environnement clos ; et le son peut y encercler complètement de le visiteur. Par un jeu de flash aléatoire et de miroir, le spectateur y verra son reflet comme seul image de cette expérience, car il n'y a finalement dans cet espace que ce que l'on y projette soi même.

Margot Laurens



figure 1

figure 2

figure 3


figure 4
figure 1 : Installation urbain
figure 2 : Photostudio
figure 3 : bande son de l'installation
figure 4 : Schema
Entretien avec Sullivan Marie
Ingénieur de recherche pour le CATI
LIB, locaux de la Pitié-Salpêtrière, Paris

Présentation

L'imagerie

Watch tower

Arts et science