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UNE ATTENTION PARTICULIÈRE
Une sélection de trois étudiants de la promotion 2017 de l’ENSP

Les Rencontres d’Arles et l’École nationale supérieure de la photographie oeuvrent chaque année à la valorisation de la jeune création photographique grâce, entre autres, à l’exposition de trois diplômés de l’ENSP au sein de la programmation officielle du festival.

Cette année, Anna Planas, fondatrice et co-directrice de la Galerie Temple, et Sam Stourdzé, directeur des Rencontres d’Arles, ont porté leur attention sur les propositions d’Apolline Lamoril, Lexane Laplace et Yannick Délen, qui entrent en résonance avec les thématiques Latina et Nouveaux Territoires de cette édition.

Mercredi 5 juillet à 10h30 | Visite de l’exposition commentée par les artistes exposés

Exposition présentée du 3 juillet au 24 septembre
Tous les jours de 10h à 19h30
Atelier de la Mécanique, Parc des Ateliers
Entrée 14 euros

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› La série présentée par Apolline Lamoril, Martine de Bandol, prend pour point de départ la découverte d’un fait divers se déroulant à Bandol, petite ville de la côte d’Azur, durant l’été 1969: une jeune femme est retrouvée morte dans les toilettes du Casino de la ville suite à une overdose d’héroïne.
Partant des images de presse de l’époque, Apolline Lamoril s’éloigne de ce fait divers, prétexte à bâtir un récit photographique, qui l’entraine de l’Odyssée, à un tableau de l’époque romantique, aux multiples petites îles au large de Bandol, à la symbolique du cyprès, etc.

Ainsi, les liens entre images et textes sont suggérés, grâce à une juxtaposition subtile de documents, présentant des analogies formelles et thématiques. Un dépassement de la trivialité de l’événement de départ se crée, et laisse éclore les questions de représentation symbolique de la jeunesse, du deuil et de la mer.

Lexane Laplace s’inscrit dans l’exploration artistique ouverte cette année à l’Amérique latine et propose une vision documentaire et poétique de la Guyane, territoire français mal connu et délaissé par la Métropole. Ayant vécu quelques années de son enfance là-bas, elle y retourne récemment afin de confronter la relation fictive qu’elle entretient depuis toujours à cet espace.

Faisant écho à l’actualité, elle construit un récit à la fois réel et fictif, documenté et imaginé en confrontant différents rapports à l’image: manipulation de négatifs, réemploie de l’archive familiale, prises de vue ou enquête de terrain.

› Zones commerciales, industrielles, résidentielles, l’urbanisme de zonage est devenu le principal moyen d’appropriation de l’espace par la ville. Suivant le modèle qui consiste à compartimenter l’espace en fonctions uniques, le travail de Yannick Délen pose la question d’une vision utopique de la ville, régie par une logique économique de court terme .

S’inspirant de nombreux travaux collectifs comme les «New Topographics », l’observatoire du paysage ou la DATAR, Yannick Délen propose des observations à divers échelles, oscillant entre abstraction et volonté d’objectivité, et intègre une approche sensible du paysage urbain.