CAROLINE BERNARD

Basés entre la France et la Suisse, Caroline Bernard forme avec Damien Guichard le collectif Lili range le chat depuis plus de 10 ans. Leurs œuvres sont souvent le résultat d’un voyage ou d’une exploration du territoire sur place ou à distance. Ils s’intéressent notamment aux nouvelles formes d’écriture et de cinéma engendrées par l’essor de l’image connectée et de la vidéo partagée. En recourant aux outils contemporains de capture des images, comme les webcams dans l’espace urbain ou le GPS, ils prélèvent les données factuelles de leur environnement pour les élever à une dimension poétique et parvenir à des formes plastiques inédites. Leur travail a été présenté dans de nombreux pays dans le cadre d’expositions, de conférences et de workshops (Japon, Indonésie, Ouzbékistan, Brésil, Irlande, Suisse, France, etc.).

Caroline Bernard est une ancienne collaboratrice scientifique de la Haute école d’art et de design (HEAD) de Genève (CH). Depuis 2007, elle enseigne à l’École supérieure d’arts appliqués (CEPV) de Vevey (Suisse) et intervient à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles depuis janvier 2015.
Elle est également professeur associée de l’école des arts visuels et médiatiques (EAVM) au sein de l’université du Québec à Montréal (UQAM, CA) et docteur de l’université de Paris 8 en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts, spécialité Arts plastiques et photographie.

[+ infos] : www.lilirangelechat.com

 

NICOLAS GIRAUD

Né en 1978 à Saint-Etienne. Vit et travaille à Paris, développe une recherche artistique autour des mécanismes de construction de l’image. Son travail plastique se prolonge dans des activités de commissariat, de critique et d’enseignement.
Diplômé avec félicitations du Fresnoy, studio national des arts contemporains et de l’École Nationale de la Photographie.
Membre du laboratoire a broken arm. Son travail est représenté par la galerie Frank Dumont, Los Angeles.

 

PAUL POUVREAU

Paul Pouvreau est né en 1956. Etudes artistiques à l’école nationale des Beaux-Arts de Bourges (dnsep Arts) et parallèlement suit les cours d’histoire de l’art en licence à la Sorbonne, Paris 1. Participe en 1982 à la rédaction de la rubrique «photographie» aux cahiers du Cinéma. Depuis janvier 2010 a rejoint l’équipe pédagogique de l’ensp d’Arles, et auparavant a enseigné, à partir de 1986, la photographie à l’école supérieure des Beaux-Arts du Mans. Il développe un travail plastique dans lequel la photographie prend une part de plus en plus importante mais non exclusive, à la fois comme moyen de re- présentation et comme outil de réflexion, sur l’interférence des signes visuels dans le quotidien de l’individu et les modifications que ceux-ci entraînent plus ou moins consciemment dans ses rapports et sa perception du réel. A participé à plusieurs expositions en France et à l’étranger et son travail figure dans différentes collections privées et publiques.

Né le 11 janvier 1956 à Aulnay-sous-Bois
Vit et travaille à Paris et Argenton-sur-Creuse

 

GILLES SAUSSIER

Gilles Saussier (né en 1965) propose une démarche documentaire expérimentale dans laquelle les photographies ne figent pas les gestes et les récits de l’histoire mais bousculent au contraire le travail de définition stable de la mémoire des images. Sa pratique assume l’acte photographique comme un acte performatif entre relecture de la tradition documentaire, variables anthropologiques et héritage du minimalisme.

Il a notamment participé à la documenta 11 de Kassel en 2002, à l’exposition Covering the Real au Kunstmuseum de Bâle en 2005, à L’Archive universelle,
 la condition du document et l’utopie photographique moderne (2008) au MACBA
 de Barcelone, et publié Situations du reportage, actualité d’une alternative documentaire (Communications n°71, Seuil, 2001), Studio Shakhari bazar (Le Point du Jour, 2006), Le Tableau de chasse (Le Point du Jour, 2010).

 

MURIEL TOULEMONDE

Muriel Toulemonde est née à Lille en 1970. Elle enseigne la vidéo à l’ENSP depuis 2006. Elle suit les étudiants en rendez-vous et bilans tout au long de l’année et donne un cours d’art vidéo pour les deuxièmes années. Elle a invité ces dernières années en séminaires ou workshop des artistes vidéastes ou réalisateurs tels Marylène Negro, Marie Voignier, Claudio Pazienza ou Rachel Reupke.
Depuis 5 ans, elle mène avec Chrisitian Milovanoff un ARC « accrochage » pour les troisièmes années, dans des espaces d’exposition hors de l’école. Avec Paul Pouvreau, elle continue le projet photographie et écriture développé avec l’ENS de Lyon. Dans le cadre de ce partenariat, elle a été co-commissaire de la dernière exposition hors les murs qui a eu lieu en novembre 2011 au CPIF. La dernière édition, « A Distance » a également paru en 2011.
Depuis la fin de ses études à L’Ecole Nationale Supérieure des Beaux –arts de Paris, auxquelles ont suivi de nombreuses résidences à l’étranger, Muriel Toulemonde a ancré son travail dans le champ de l’Art Contemporain. Ses œuvres sont régulièrement présentées dans le cadre d’expositions collectives ou personnelles. Ses vidéos sont projetées à l’occasion de manifestations spécifiques, comme dernièrement au festival hors pistes au centre Pompidou, ou dans le cadre de la programmation monuments et animaux durant l’été 2011.

 

FABIEN VALLOS

Fabien Vallos est théoricien, auteur, traducteur, éditeur, artiste et commissaire indépendant.
Il enseigne la philosophie dans les écoles d’art d’Arles et d’Angers. Il collabore très régulièrement avec l’historien de l’art Sébastien Pluot (www.artbytelephone.com), avec l’artiste Jérémie Gaulin (www.chrematistique.fr), avec le collectif A Constructed World, et avec le théoricien Alessandro de Francesco. Le travail théorique de Fabien Vallos consiste en l’élaboration d’une généalogie du concept d’inopérativité ainsi qu’à la préparation d’une philosophie critique de l’œuvre (www.fabienvallos.com).

En tant que théoricien, il a publié en 2008 Le poétique est pervers et Six modèles d’analyse herméneutique. Il prépare actuellement trois livres – dans le cadre du projet Chrématistique qu’il réalise avec Jérémie Gaulin – sur la question de l’économie de l’œuvre : I. Généalogie critique du concept de chrématistique; II. Contribution à une philosophie critique de l’œuvre; III. Pour une théorie critique de la poièsis. En tant qu’auteur il publie en 2008 le texte Via (comme expérience littéraire du récit de voyage) et publie en 2013 un fragment, sous le titre de Satis, d’un projet plus ample intitulé Zucca : ce texte se constitue comme un journal théorique et littéraire et une interprétation du processus léopardien. En tant que traducteur il publie en 2006 une nouvelle traduction du journal du peintre maniériste florentin Jacopo Da Pontormo (avec un large appareil critique). Il publie en 2008 (avec F. Reymons) Art conceptuel, une entologie). Il publie en 2010 la première traduction du texte La fête et la machine mythologique du philosophie italien Furio Jesi. Il publie en 2012 une série de traduction de textes grecs et latins (Athénée de Naucratis, Martial, Mcrobe) pour l’ouvrage Convivio.

En tant qu’éditeur il fonde en 2004 les Éditions Mix. qui comportent à ce jour 55 titres répartis en deux collections et couvrant les champs de la littérature, du livre d’artiste et de la philosophie. En tant qu’artiste il développe depuis 2008 une pratique qui consiste à réaliser des banquets pour plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de personnes. Ces banquets sont adressés en tant qu’œuvre aux convives et à l’institution et disparaissent sans laisser de tracer, d’archives ou de documentation. Ce travail est réalisé en co-signature avec l’artiste Jérémie Gaulin. En tant que commissaire indépendant il réalise en 2012 l’expotion Convivio au centre d’art de l’Onde à Velizy-Villacoublay, l’exposition Lætitia in Convivio au cneai de Paris. Il réalise avec Sébastien Pluot les exposition Art by Telephone… Recalled (2012-2014) au Capc de Bordeaux, au Cneai de Chatou, à la Emily Harvey Foundation de New York, au Sfai et à la Panacée de Montpellier. Il réalisera en 2014 l’exposition Chrématistique III Cneai de Chatou. En tant qu’enseignant chercheur il développe trois séminaires de recherche : le premier est lié au programme de recherche En traduction co-dirigé avec Sébastien Pluot à l’école d’art d’Angers. Le deuxième est le séminaire intitulé Philosophie et anthropologie de l’art à l’école des beaux-arts de Bordeaux autour d’inopérativité et d’archéologie de l’économie de l’œuvre. Le troisième est un séminaire sur l’économie iconique donné à l’école de la photographie d’Arles.