ENSP | CONFÉRENCES 2020

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ENSP | CONFÉRENCES 20202020-03-13T06:15:29+00:00

En 2020, l’École nationale supérieure de la photographie accueille artistes, photographes, vidéastes, philosophes, historiens ou encore critiques d’art, au sein de son nouvel auditorium du 30 avenue Victor Hugo à Arles, dans le cadre de conférences gratuites et ouvertes à tous.

DANS LE CADRE DES MESURES DE PRÉVENTION DU VIRUS CoVid-19, 
L’ENSP ANNULE LA CONFÉRENCE DE JEAN-FRANÇOIS CHEVRIER PRÉVUE LE 18 MARS.
La conférence du 17 mars organisée à la Fondation Van Gogh est également annulée.

L’ENSP accueille Georges Didi-Huberman pour une conférence inédite à partir de 18h.

IMAGES À PENSER
IMAGES DE PENSÉE

Le philosophe ou l’historien d’art qui s’intéresse aux images doit aussi leur rendre justice sur le plan pratique : penser les images ne va pas sans faire des images et sans expérimenter leurs cadrages, leurs montages, leur mise en archive ou — ce qui est bien différent — en atlas.

GEORGES DIDI-HUBERMAN
Philosophe et historien de l’art, enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il a enseigné dans de nombreuses universités étrangères et a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Aby Warburg, le prix Max Weber, le prix Alexander von Humboldt et, en 2015, le prix Theodor W. Adorno.
Il a publié une soixantaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images, dans un vaste champ historique allant de la peinture de la Renaissance italienne aux problématiques les plus contemporaines sur la politique des images et l’héritage théorique d’Aby Warburg et de Walter Benjamin. Parmi les plus récents : L’œil de l’histoire (5 volumes, Minuit, 2009-2015), Ninfa Fluida (Gallimard, 2015), Ninfa profonda (Gallimard, 2017), Ninfa dolorosa (Gallimard, 2019), Désirer désobéir (Minuit, 2019), Pour commencer encore (Argol, 2019) et Éparses (Minuit, 2020).
Il a dirigé plusieurs expositions importantes, dont L’Empreinte au Centre Georges Pompidou (Paris, 1997), Atlas au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid, 2010), Histoires de fantômes pour grandes personnes (avec le photographe Arno Gisinger) au Fresnoy, à Rio de Janeiro, à Beyrouth et au Palais de Tokyo (Paris), Memory Burns à l’OCAT (Pékin, 2015) et Soulèvements au Jeu de Paume (Paris, 2016) puis à Barcelone, Buenos Aires, São Paulo et México (2017-2018).

L’ENSP accueille Enrique Ramírez pour une présentation de son travail d’artiste, combinant la vidéo, la photographie, les installations et les récits poétiques à partir de 18h.

ENRIQUE RAMÍREZ
Né en 1979 à Santiago du Chili, il vit et travaille à Paris (France) et Santiago (Chili). Il a étudié la musique populaire et le cinéma au Chili avant de rejoindre en 2007 le Studio National des Arts Contemporains-Le Fresnoy (Tourcoing, France). En 2013, il a remporté le prix des Amis du Palais de Tokyo, Paris, France. En 2014, il remporte le prix Loop fair, Barcelone. Il a notamment exposé aux Palais de Tokyo, Centre Pompidou, Espace Culturel Louis Vuitton, IX Biennale internationale d’art, Bolivie; Museo Amparo, Puebla, Mexique; Musée de la mémoire, Santiago; Centre Culturel MATTA, Argentine, Buenos Aires et au Grand Café à Saint-Nazaire. En 2017, il est invité par Christine Macel à participer à l’exposition « Viva Arte Viva » de la 57ème exposition internationale de la Biennale di Venezia.  Il est nommé pour le prix Marcel Duchamp 2020.

Son travail combine la vidéo, la photographie, les installations et les récits poétiques. Enrique Ramírez aime les histoires à tiroirs, les fictions chevauchant les pays et les époques, les mirages entre songe et réalité. L’oeuvre de cet artiste chilien, qui vit et travaille entre le Chili et la France, se concentre sur la forme vidéographique et les installations : c’est souvent par l’image et le son qu’il construit ses intrigues foisonnantes et s’insinue en équilibre entre le poétique et le politique. Son imaginaire gigogne s’arrime dans un élément obsessionnel — il pense à partir de la mer, espace mémoriel en perpétuel mouvement, espace de projections narratives où s’entrecroisent le destin du Chili et les grands récits liés aux voyages, aux conquêtes, aux flux migratoires. Liquides, ses images disent le miroitement d’une vérité toujours fuyante, le ressac de l’Histoire, toujours la même, jamais pareille. 

L’artiste est représenté par la galerie Michel Rein (Paris / Bruxelles) et par la galerie Die Ecke (Santiago).

L’ENSP accueille Didier Vivien pour une conférence intitulée « De l’archéologie industrielle à l’archéologie de la photographie », qui mettra notamment en lumière le film « Blow Up » de Michelangelo Antonioni.

DIDIER VIVIEN
Maître de conférences en arts visuels à l’Université de Lille, il enseigne l’art et la philosophie de l’art du XXème siècle. Ses recherches portent sur la territorialité des mutations économiques et technologiques. Photographe et essayiste, il a publié récemment « Paris est un leurre » avec Xavier Boissel (Inculte, 2012), « Esthétique d’un trader » (Sens & Tonka, 2014), et « La vie sur Terre, Archéologie de la mine »( Loco, 2017) 

DANS LE CADRE DES MESURES DE PRÉVENTION DU VIRUS CoVid-19, 
L’ENSP ANNULE LA CONFÉRENCE DE JEAN-FRANÇOIS CHEVRIER PRÉVUE LE 18 MARS.
La conférence du 17 mars organisée à la Fondation Van Gogh est également annulée.

En partenariat avec La Fondation Vincent Van Gogh, qui reçoit Jean-François Chevrier le 17 mars 2020 à 18h30.
Le 18 mars à 18h30, c’est au sein du nouvel auditorium de l’ENSP qu’il viendra s’exprimer.

Tatline at work
L’image photographique, entre culture technique et critique du travail

Tout « art » est une activité technique.
Art et technique peuvent être encore aujourd’hui synonymes. Quelles qu’en soient les options, l’histoire de l’art associe œuvres et techniques.
L’importance prise au XXe siècle par l’idée de construction, avec la notion de constructivisme (Tatline), a amplifié cette relation. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Je me limiterai en l’occurrence à l’examen des effets de la photographie dans l’histoire des images et, plus particulièrement, des images (représentations) du travail, c’est-à-dire aussi des objets (outils ou instruments) techniques.
La photographie (en tant que « procédé », comme on disait au XIXe siècle) est intervenue au carrefour entre les beaux-arts et les médias, mais aussi, comme nous le verrons d’après quelques exemples, entre culture technique et poésie. La culture technique est la culture (la connaissance pratique) des outils et, par extension, des instruments et des machines.
Or, l’appareil de prise de vues photographiques est un instrument, qui, par certains aspects, peut s’apparenter à l’outil et à la machine. Qu’en est-il à cet égard de la poésie ?
Man Ray, illustrateur de Lautréamont, a figuré « la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ». Cet éloge du disparate et de l’incongru consacrait la vigueur de l’arbitraire poétique, distinct de la raison technique, utilitaire. Mais l’un des trois objets combinés par Lautréamont, la machine à coudre, a donné lieu à une imagerie complexe, qui ressortit à une critique du travail et du genre au travail (la couture comme activité féminine).
Il ne s’agit pas d’opposer l’arbitraire de la fantaisie poétique à quelque rationalité instrumentale. Nous verrons comment des artistes photographes se sont mis·es au travail avec l’image, dans l’image, en interprétant la composante imaginaire de l’appareillage technique.

JEAN-FRANÇOIS CHEVRIER
Historien et critique d’art, Jean-François Chevrier a enseigné à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1988 à 2019. Commissaire indépendant depuis 1987, il a accompagné le travail d’artistes très divers et a publié de nombreux essais et ouvrages sur l’art moderne et actuel, photographie comprise.
Parmi ses récents ouvrages et expositions, on trouve : Jeff Wall (Hazan, 2013) ; Formes biographiques (Musée Reina Sofia, Madrid, 2013, et Carré d’art, Nîmes, 2015 ; cat. Hazan) ; Agir, contempler (Musée Unterlinden, Colmar, 2016 ; cat. Artlys) ; De Bâle. Herzog & de Meuron (Birkhäuser, 2016) ; Œuvre et activité. La question de l’art (L’Arachnéen, 2015) ; Bernard Réquichot. Zones sensibles (Flammarion, 2019).

L’ENSP accueille Marc Buchy pour une présentation de son travail d’artiste protéiforme, mélange d’interventions artistiques, d’interpellations du public, de gestes et de protocoles à partir de 18h.

À DÉCOUVRIR ÉGALEMENT

EXPOSER/S’EXPOSER,
le Cycle de conférences imaginé dans le cadre de l’exposition Lisetta Carmi, présentée à l’été 2020
à l’Ecole nationale supérieure de la photographie.

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